Génétique qui altère les voies respiratoires et digestives. On compte près de six mille malades en France ( chaque année, deux cents nouveaux nourrissons en sont atteints) et la plupart d'entre eux ne vivent guère au-dela de 24 ans. Aujourd'hui, un CD, " Rêves", une compilation proposant deux inédits Je rêve et Tu prends, mais aussi un livre écrit par sa mère, Sous ton regard, sortent coup sur coup. Tous les bénéfices de ces deux oeuvres seront intégralement reversés à l'association Grégory Lemarchal. Pour ses proches, être dans l'action est primordial, pour lutter contre cette perte. Afin que la flamme du jeune homme ne s'éteigne jamais, et que le combat continue. Rencontre avec Pierre Lemarchal, un père déterminé.
VSD, Qui a pris la décision de commercialiser un nouvel album de Grégory ?
Pierre Lemarchal , Il existait deux titres encore inédits. On a profité de l'occasion pour réaliser un album " best of ".
Nous avons une association à faire vivre. Tout se fait en accord avec Universal, qui demeure le producteur de Grégory, mais la famille est le seul décideur de ce qui sort. Il reste d'autres textes inédits de notre fils et on espère qu'il verront le jour, interprétés par d'autres voix.
VSD, A quel moment Grégory s'est-il mis à chanter ?
P. L. Greg, qui adorait le sport, aurait aimé être journaliste sportif. Je suis entraineur de basket de haut niveau, mais j'ai toujours chanté. Je fais partie d'une chorale, ou Grégory m'a accompagné. La chanson est venue naturellement, il s'est mis à fredonner, en écoutant Céline Dion ou Maurane. On l'a encourage, et c'est devenu sa passion. Nous avons toujours laisse à Grégory le libre choix. Nous, on s'occupait de lui, surtout côté santé. Tout ce qu'on voulait, c'était qu'il se sente bien. Il était trés entier et savait trés bien ou il allait. Les jeunes atteints par ce mal sont trés matures et voient la vie autrement. Pour nous ses parents, il aurait été hors de question de lui dire de faire autre chose. Il fallait vraiment qu'il vive sa passion, qu'il soit heureux. Même s'il est mort trop jeune, cette période-la, il l'a traversée avec un grand bonheur.
VSD, Quel bilan tirez-vous de l'association Grégory Lemarchal créée en 2007 ?
P.L. Extrêmement positif. Elle nous a rapporté pas mal d'argent, avec lequel on a mis en place des actions trés importantes, notamment un service de pneumologie à l'hôpital Foch de Surenes (92) , ou Grégory s'est éteint. On a d'autres projets, à l'hôpital Cochin, à Paris, ou province, mais notre premier objectif est d'améliorer le confort quotidien des patients.Nous travaillons avec l'association nationale Vaincre la mucoviscdose, avec qui nous partageons les gains. Nous avons récolté presque 14 millions d'euros en moins de deux ans, ce qui esr important, même si ce ne sera jamais assez pour la recerche. Nous nous battons aussi pour faire connaître cette maladie et le don d'organes. Parler du don d'organes, c'est parler de la vie, non de la mort.
VSD, Votre femme vient d'écrire un livre, votre fille avait sorti Mon frére,l'artiste. Mais en 2007, le premier ouvrage à paraître, Le Petit Prince au destin brisé, d'Alain Perceval, vous a échappe , et énervé.
P.L. Enervé parcé que j'ai appris à l'époque que l'on pouvait écrire un livre sur n'importe qui sans demandes l'autorisation de qui que ce soit. A sa parution, son éditeur m'a proposé de remettre de l'argent à l'association, ce que se transformait en une sorte de caution. Je n'étais pas du tout d'accord.
VSD, Comment s'est déroulée la rédaction de Sous ton regard ?
P.L. Au début, on devait l'écrire à deux, mais je pense que sa maman avait quelque chose à raconter de peut-être plus intime. Je l'ai laissée faire, avec ses mots. Je ne suis intervenu que sur la partie concernant la " Star Academy", ou j'accompagnais souvent Grégory.
VSD, Lors de l'enterrement de votre fils, vous aviez annoncé vous- même votre volonté d'écrire un ouvrage. Qu'en est-il ?
P.L. On ne va pas s'amuser à sortir un livre tous les deux ans, simplement pour se souvenir des choses. On est déja assez critiqués par certains médias, même si je m'en fous. C'est assez difficile d'écrire sur son fils disparu. Je vous parlais de douleur quand on le réécoute. Quand on en parle, les souvenirs reviennent. Evidemment, on aimerait mieux qu'il soit la, mais, grâce à ces livre, à ces disques, il est toujours avec nous. Si on développe toute cette énergie, c'est uniquement pour parler de Grégory et faire vivre l'association. Pour faire du bien à ceux qui sont encore ma, qui souffrent et qui ont cru en lui. On ne fait pas de mal...
VSD, Quel est le souvenir le plus fort que vous gardez de lui ?
P.L. C'est un cri. Le cri qu'il a poussé en sortant de la " Star Ac". Connaissant le mal qui le rongeait, c'est toute une énergie qui ressortait. C'est vraiment une belle image. J'ai un souvenir encore plus important, mais trop intime, des derniers moments...
merci a mon amie helene de m'avoir autoriser a prendre son montage et son texte